Mon résumé
: Jérôme Laplace est un jeune homme qui se qualifie lui-même comme
transparent, insipide et insignifiant. Il se rend
compte qu'à cause de son comportement, il ne suscite rien chez les
autres : ni intérêt ni compassion mais plutôt les moqueries. Il fait
tout pour passer inaperçu dans sa vie professionnelle et sa
vie sentimentale est désastreuse. Il a une petite amie (Samantha)
qui ne se gêne pas pour lui faire remarquer qu'il n'est pas bien
intéressant et qu'elle a souvent mieux à faire que de
passer ses soirées avec lui. Un jour, en lisant son périodique Mensu'Psycho, et en faisant les exercices préconisés dans ce magazine de développement personnel, il va avoir un déclic et
se retrouver quelques semaines plus tard créateur et chef spirituel d'un nouveau mouvement philosophique....
Mon avis :
Les évènements relatés sont ceux trouvés dans le journal quotidien de
Jérôme, ils se situent entre le 4
février et le 18 juin 2185. Bien que la date soit encore très
lointaine, il ne s'agit pas du tout de science fiction, mais l'auteur a
dû choisir cette période futuriste pour souligner l'utopie de
cette doctrine inventée par Jérôme Laplace.
J'ai choisi de participer à ce projet car le sujet du livre
m'intéressait beaucoup et, bien que je ne m'attendais pas à ça, je n'ai
pas été déçue! En effet, il est aisé pour le lecteur de
s'identifier à Jérôme car c'est un homme ordinaire avec une vie
ordinaire qui a parfois du mal à s'exprimer en public sans bafouiller.
Un jour, à force de faire les exercices de son mensuel, il
va créer une théorie sur la méchanceté et ses niveaux et les moyens à
mettre en oeuvre pour la contrer. " J'ai commencé à dresser des
listings de méchants, la tache n'a pas été facile. J'ai
répertorié de nombreux actes, mais c'est un peu le bazar dans mon
carnet, alors je me suis mis à le regrouper dans différentes catégories.
Et puis, peu à peu, une sorte de classification est
apparue. C'est assez étrange; mais je crois que je viens de créer ma
propre théorie sur la méchanceté, assez cohérente, tout se tient".
Il va alors se rendre compte que lui qui se croyait
seul dans sa situation est en fait loin de l'être. Par exemple, son
collègue de bureau Etienne est resté un grand adolescent fan de Star Wars et ça le rend aussi un peu
"inapte" à la vie sociale.
A deux, et persuadés du bien fondé de leur pensée, il vont lancer ce
mouvement de pensée qu'il vont appeler "cimondisme" (Pour Citoyens du
Monde) "J'avance bien [...] Bon, il ne faut pas que
je m'emballe. Mais peut être qu'Etienne a raison, peut être que ce
que je fais pourra aider d'autres personnes. Je ne sais pas si nous
parviendrons à neutraliser les méchants, il y en aura
toujours des nouveaux qui débarqueront. mais je veux leur faire
comprendre que nous ne subirons plus ça, que les gentils ont décidé de
se rebeller, qu'ils ne seront plus des victimes. Dorénavant,
les gentils ne se feront plus avoir."
Mais bientôt, Etienne qui prend ce travail beaucoup trop à coeur va
aller trop loin sans s'en rendre compte et le nombre d'adhérents à leur
cause va littéralement exploser et ils ne vont plus
rien contrôler. "Mais merde, réveillez-vous, ce que vous faites est dangereux!"
J'ai vraiment apprécié cette croisade contre les antipathes ( l'antipathe est un individu auto-centré qui commet consciemment ou non des actions nuisant à autrui dans le souci de répondre à
ses propres besoins.) contre leurs mauvais agissements hiérarchisés comme suit : Ignorance ; Peur et Désir ; Haine ; Violence.
Bine qu'utopique ce roman nous fait prendre conscience que face aux
antipathes, le principal est de ne pas montrer ses faiblesses, rester
sur de soi et ne pas se laisser impressionner.
J'ai aussi beaucoup aimé qu'à chaque début de journée de son
journal, Jérôme nous donne une citation personnelle sur la vie : " La
vie c'est comme monter un meuble en kit, on a la notice
issue de l'expérience des autres qui ont déjà transpiré dessus un
bon moment. Mais on se dit toujours qu'on vaut mieux que ça alors, on le
monte tout seul... Puis quand tout se casse la gueule,
on regrette..." ou encore " La vie c'est comme le
Schweppes, la première fois qu'on en goûte, c'est amer et pas très
agréable. Et pourtant, à force, on ne peut plus s'en passer." On
remarque d'ailleurs qu'au fil de son cheminement sur
d'apprentissage, ses citations sont de moins en moins pessimistes et
laissent voir qu'il va de mieux en mieux.
Pour finir, j'espère que l'auteur écrira d'autres livres et que
j'aurai la chance de participer à d'autres projets tels que celui-ci.
Si comme moi vous voulez lire ce livre dans le cadre du "projet Hermès" ou le livre voyageur, il vous suffit juste de laisser un mail à l'auteur sur son blog.
Éditions Transit - 214 pages - Littérature contemporaine





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