Mon résumé
: Lorna, Sandra, Hélène et Joss sont quatre femmes aux vies bien
différentes, cependant,
elles ont pour point commun d'avoir la passion des belles chaussures
de créateurs. Lorna, acculée par les dettes mais dont les achats de
chaussures sont pathologiques, va avoir l'idée de faire
passer une bien étrange petite annonce sur Internet. En effet, elle
espère trouver des femmes comme elle afin de pouvoir se rencontrer une
fois par semaine pour troquer leurs paires de chaussures
et ainsi réduire considérablement les dépenses. Mais bien plus que
leur addiction commune, les quatre amies vont rapidement partager de
nouveaux secrets. Des fardeaux jusque-là inavouables et
devenus trop lourds à porter...
Mon avis
: J'aime bien lire un peu de chick-lit de temps en temps pour me
détendre, et , encore une fois j'ai passé un
agréable moment avec ces quatre femmes qui ne se seraient jamais
rencontrées sans ce club de passionnées de belles chaussures. En effet,
Lorna, serveuse et incorrigible
acheteuse sur eBay endettée, Hélène, la femme de sénateur, Sandra l'hôtesse de téléphone rose agoraphobe et Joss
la jeune baby-sitter harcelée
par sa patronne n'ont en commun que leur pointure et leur amour
inconditionnel des belles chaussures. Il est facile à la lectrice de
s'identifier ou de se prendre d'affection pour l'une de ces
femmes.
Pour moi, ce fut Joss, la jeune baby-sitter dont tout le monde
voudrait s'offrir les services mais la malheureuse a signé un contrat
d'exclusivité et de non concurrence pour un an chez une riche
famille qui lui impose en plus de la garde de deux petits monstres
les taches les plus rébarbatives et humiliantes. Elle cherche à tout
prix un moyen de sortir de cet enfer au moins une fois par
semaine et c'est à ce moment là qu'elle trouve cette annonce sur
Internet. Elle n'aime pas spécialement les chaussures, mais ces réunions
hebdomadaires constituent une parfaite échappatoire.
Sandra aussi m'a touchée car elle est agoraphobe et doit se forcer à
avoir une activité sociale afin d'essayer de guérir. J'ai eu de la
peine pour elle quand elle a découvert la réalité
concernant son "petit ami" .
Quant à Lorna et Hélène, je les ai trouvées insupportables. Lorna
sait qu'elle est endettée mais continue de craquer chaque jour sur des
paires à plus de 100 euros et se retrouve régulièrement
dans le bureau du banquier. C'est néanmoins elle qui a eu l'idée
d'organiser ce cercle de "Shoe addicts". Hélène est aussi
odieuse que son infidèle mari sénateur. Elle me fait penser à
ces riches bourgeoises qui ne se sentent exister que grâce à ce
qu'elles portent. Elle semble avoir peur de tout et appelle la police
pour un oui ou pour un non, mais comble du comble pour
une femme aisée, elle se permet de voler quand son mari lui coupe
les vivres.
Il y a une suite à cette histoire ( "Les secrets d'une shoe addict" ) que j'aimerais quand même lire pour voir ce qu'est devenu leur projet évoqué à la fin du livre.
Ce que j'en retiendrai : Cette lecture aurait pu être un coup de coeur s'il n'y avait pas Hélène et Lorna deux femmes
que j'ai trouvées odieuses.
Extrait : "Lorna
Rafferty écarta le papier de soie et aussitôt l'odeur entêtante du cuir
envahit ses narines,
envoyant un frémissement familier au plus profond de son être. Même
après s'être tant de fois soumise à ce rituel, la sensation -cette
excitation - ne perdait rien de son pouvoir.
Puis elle effleura le cuir aux coutures serrées et sourit. C'était plus fort qu'elle... un vice délicieux poussé à son paroxysme sensuel, tactile, hédoniste... qui la faisait frissonner de la tête aux pieds.
Elle fit courir ses doigts sur la surface lisse, glissa sur la cambrure gracieuse comme un chat qui s'étire sous le soleil de midi; sourit à la pointe, affûtée mais gratifiante, du talon aiguille. Oui. Oui... Le pied.
Elle savait que c'était mal, bien sûr. Passer douze ans dans une école catholique, ça laisse des traces : plus tard, elle devrait payer son péché. Au prix fort. Eh bien, tant pis ! Elle s'y préparait depuis des années. Cette dette allait devoir rejoindre toutes les autres. En attendant, Lorna possédait ces sandales à semelle compensée Delman pour se réconforter. A bout découpé, avec une lanière à la cheville, elles étaient sublimes. S'il le fallait, elle pourrait marcher droit dans les flammes de l'enfer avec de telles chaussures, belles à mourir.
L'une des rares choses dont elle se souvenait à propos de sa mère était justement ses chaussures. Des escarpins bicolores noir et blanc. De petites sandales roses à talon bobine. Et celles que Lorna préférait : longues et fines, en satin, avec des talons en forme de virgule Arts-Déco et de petits noeuds aux orteils, légèrement élimées après toutes ces années depuis le mariage."
Puis elle effleura le cuir aux coutures serrées et sourit. C'était plus fort qu'elle... un vice délicieux poussé à son paroxysme sensuel, tactile, hédoniste... qui la faisait frissonner de la tête aux pieds.
Elle fit courir ses doigts sur la surface lisse, glissa sur la cambrure gracieuse comme un chat qui s'étire sous le soleil de midi; sourit à la pointe, affûtée mais gratifiante, du talon aiguille. Oui. Oui... Le pied.
Elle savait que c'était mal, bien sûr. Passer douze ans dans une école catholique, ça laisse des traces : plus tard, elle devrait payer son péché. Au prix fort. Eh bien, tant pis ! Elle s'y préparait depuis des années. Cette dette allait devoir rejoindre toutes les autres. En attendant, Lorna possédait ces sandales à semelle compensée Delman pour se réconforter. A bout découpé, avec une lanière à la cheville, elles étaient sublimes. S'il le fallait, elle pourrait marcher droit dans les flammes de l'enfer avec de telles chaussures, belles à mourir.
L'une des rares choses dont elle se souvenait à propos de sa mère était justement ses chaussures. Des escarpins bicolores noir et blanc. De petites sandales roses à talon bobine. Et celles que Lorna préférait : longues et fines, en satin, avec des talons en forme de virgule Arts-Déco et de petits noeuds aux orteils, légèrement élimées après toutes ces années depuis le mariage."
Éditions Pocket - Chick-Lit - 372 pages





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