Synopsis : Il
y a dix ans, l’auteur perdait son frère Bernard. Qui était ce frère, tant aimé
et pourtant inconnu. Sa compagnie était silencieuse, ou ironique. Ces réparties
pleines d’humour cachaient-elles une certaine souffrance de la vie ?
Il
aura fallu attendre tant d’années à Daniel Pennac pour pouvoir écrire sur son
frère, et surtout sur ce que son absence lui fait ressentir dans son corps et
dans son cœur.
Ce
n’est évidemment pas un roman, ni un journal. C’est le cri d’amour fraternel
d’un immense écrivain qui ne cherche pas à produire des « effets de
plume ». Tout est dans la retenue, les sentiments à peine dévoilés, à la
hauteur de la pudeur de son aîné.
Parallèlement,
il nous offre des extraits de la nouvelle d’Herman Melville « Bartleby le
scribe », qui ne viennent en rien perturber la lecture de cet hommage à un
frère perdu et méconnu.
« Mon frère » touchera au cœur
autant les enfants uniques que ceux issus d’une fratrie. Ne pleure-t-on pas
plus ceux qu’on croyait connaître que ceux dont l’ego surdimensionné les pousse
à s’exposer aux autres ?
« Le drôle était que nous ne nous disputions
pas ; nous jouions à nous disputer. »
« (…)
J’avais cinq ans, lui dix et une mission
quotidienne : préparer mon goûter. Nous avions fait de cette cérémonie un
long rituel ludique où le langage l’emporterait sur le goûter proprement dit.
(Pour silencieux qu’il fût, c’est ce frère qui m’apprit à parler. Et d’ailleurs
à lire, plus tard, les romans qu’il aimait. Donc à écrire.) (…)
« Si je devais résumer la vie de mon frère, je
dirais qu’il fut d’abord le fils et le frère préféré d’une famille de quatre
garçons, puis le cadre estimé d’une vingtaine d’ouvriers dont il avait pris
soin d’apprendre les métiers, puis le père adoptif de deux enfants chanceux,
puis le père égara d’un enfant mort-né, puis l’âme parkinsonienne d’une fin de
vie sans amour. »
Un
livre et une écriture qui ne peuvent laisser indifférent et qui nous offre un
éclairage sur la vie et sur la relation à l’autre.
En
le refermant, on a envie de lire ou relire la nouvelle d’Herman Melville. Merci
Monsieur Pennac !
A lire aussi :
La petite marchande de prose
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La petite marchande de prose
Éditions Gallimard - 129 pages - Littérature contemporaine






je note ça me parle bien!
RépondreSupprimerBisous
Bisous Martine!
SupprimerUne lecture qui donne envie de lire d'autres livres.
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