Mon résumé
: Ajatashatru Lavash Patel un fakir indien vient de débarquer à
l'aéroport de Roissy. Le seul but de son voyage en
France est de s'acheter le "Kissifrotsipik", le tout dernier matelas
à clous en promotion chez Ikéa. Ajatashatru a escroqué ses concitoyens
pour se faire payer le voyage et, question
escroqueries, il n'en est pas à son coup d'essai. En effet, il n'a
de fakir que le titre! C'est muni d'un faux billet de 100 euros imprimé
sur une seule face et relié à un fil de nylon que
commencent malgré lui ses péripéties qui vont le mener tour à tour
en France, Angleterre, Espagne, Italie et Libye. D'abord clandestin, il
va se découvrir un talent caché : celui d'écrivain. Mais
surtout, cet arnaqueur professionnel fera des rencontres qui
changeront le cours de sa vie.
Mon avis
: Voilà un livre plein d'humour et agréable à lire! Ajatashatru ne
prévoit que de faire l'aller retour Inde France
dans le but de s'acheter le dernier matelas à clous en promotion
chez Ikéa. Mais cet arnaqueur professionnel n'a pas prévu de débourser
le moindre centime! Pour cela, il compte utiliser plusieurs
fois son faux billet de 100 euros imprimé sur une seule face. Mais
c'est là que ses ennuis vont commencer! Il va d'abord se mettre à dos le
chauffeur de taxi gitan qui va se rendre compte de la
supercherie une fois son client parti. (Lui qui croyait qu'il avait
affaire à un riche industriel indien et qui le voyait comme un tiroir
caisse. Il ne s'est d'ailleurs pas privé pour le balader
à l'autre bout de Paris). Ensuite, une fois arrivé à Ikéa, bien
qu'il soit toujours en possession de son billet, il lui manque quelques
euros pour le matelas tant convoité. Il ne va pas hésiter à
arnaquer Marie, une cliente du restaurant de la grande surface. Mais
cette jeune femme ne laisse pas notre fakir indifférent, et pour la
première fois de sa vie, il éprouve des remords... Afin de
ne pas dépenser d'argent dans un hôtel, il se cache sous un lit lors
de la fermeture du magasin. Mais lorsqu'il entend des livreurs, il se
cache au plus vite dans une armoire. Le pauvre
Ajatashatru est loin de se douter que cette armoire doit être livrée
dans un Ikéa anglais. C'est là que commencent ses plus rocambolesques
aventures où il sera tour à tour clandestin puis
écrivain mais toujours recherché par le taxi gitan qui a bien
l'intention d'en découdre. Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse
découvrir la suite par vous mêmes.
Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé cette lecture, mais les
petits apartés de l'auteur sur la façon de prononcer tel ou tel mot ne
m'ont pas plu. En effet, ces apartés sont trop nombreux et
j'aime bien trouver moi-même les jeux de mots sans qu'on me les
explique comme si j'avais deux ans!
De plus, les chapitres concernant l'histoire qu'écrit Ajatashatru ne
m'ont pas captivée du tout. Je me suis même demandée comment Sophie
Morceau a pu recommander Ajatashatru à un éditeur...
Extrait : "Le premier mot que prononça l'Indien Ajatashatru Lavash Patel en arrivant en France fut un mot suédois. Un comble
!
Ikea.
Voilà ce qu'il prononça à mi-voix.
[...]
- Ikea ?
- Ikea, répéta l'Indien en laissant traîner la dernière voyelle.
- Lequel ? Heu... What Ikea ? bafouilla Gustave qui se sentait aussi à l'aise en anglais qu'un chien sur une patinoire.
Son passager haussa les épaules comme pour dire qu'il s'en fichait. Djeustikea, répéta-t-il, dontmatazeoanezatbetasiutyayazeparijan. C'est à peu près ce qu'entendit le conducteur, une suite confuse de gazouillis palataux incompréhensibles. Mais gazouillis palataux ou pas, en trente ans de métier passés chez Taxis Gitans, c'était bien la première fois qu'un client fraîchement débarqué du terminal 2C de l'aéroport Charles-de-Gaulle lui demandait de le conduire dans un magasin de meubles. Car il n'avait pas souvenir qu'Ikea ait récemment ouvert une chaîne d'hôtels à son nom.
Gustave en avait eu des requêtes insolites, mais celle-là décrochait le coquetier. Si ce gars-là venait vraiment d'Inde, alors il avait payé une petite fortune et passé huit heures dans un avion, tout cela dans le seul but de venir acheter des étagères Billy ou un fauteuil Poäng. Chapeau !"
Voilà ce qu'il prononça à mi-voix.
[...]
- Ikea ?
- Ikea, répéta l'Indien en laissant traîner la dernière voyelle.
- Lequel ? Heu... What Ikea ? bafouilla Gustave qui se sentait aussi à l'aise en anglais qu'un chien sur une patinoire.
Son passager haussa les épaules comme pour dire qu'il s'en fichait. Djeustikea, répéta-t-il, dontmatazeoanezatbetasiutyayazeparijan. C'est à peu près ce qu'entendit le conducteur, une suite confuse de gazouillis palataux incompréhensibles. Mais gazouillis palataux ou pas, en trente ans de métier passés chez Taxis Gitans, c'était bien la première fois qu'un client fraîchement débarqué du terminal 2C de l'aéroport Charles-de-Gaulle lui demandait de le conduire dans un magasin de meubles. Car il n'avait pas souvenir qu'Ikea ait récemment ouvert une chaîne d'hôtels à son nom.
Gustave en avait eu des requêtes insolites, mais celle-là décrochait le coquetier. Si ce gars-là venait vraiment d'Inde, alors il avait payé une petite fortune et passé huit heures dans un avion, tout cela dans le seul but de venir acheter des étagères Billy ou un fauteuil Poäng. Chapeau !"
Éditions Le Dilettante - Littérature contemporaine - Humour - 252 pages





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