Synopsis : «J’ai retrouvé l’auto-stoppeur dans une petite ville du sud-est de la France, après des années sans penser à lui. Je l’ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m’avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J’ai frappé à sa porte. J’ai rencontré Marie.»
Mon
avis :
Sacha, romancier d'une quarantaine d'années vit de son écriture. Un
peu nomade et sans attaches sentimentales, pour son prochain roman,
il décide de partir à V. dans le sud de la France où habite un de
ses cousins. Il apprend alors rapidement que dans cette ville habite
aussi "l'auto-stoppeur", un homme qui a
apparemment beaucoup compté auparavant dans la vie de
Sacha. Il le revoit alors et fait la connaissance de sa femme Marie
et de son fils Agustín.
Ce
livre est le premier que je lis après une longue (très longue)
panne de lecture et je dois avouer que pour arriver à le finir, il a
fallu que je l'entrecoupe d'autres lectures plus gaies et où il se
passe d'avantage de choses. Car vous l'aurez compris contrairement à
la majorité de lecteurs (il a reçu le prix Fémina 2019) je me suis
ennuyée et je me suis efforcée de finir ce livre afin de
tenter de comprendre pourquoi il a été lauréat de ce prix.
Avant
de passer à ce qui m'a dérangée lors de ma lecture, je dois
reconnaître que l'écriture de l'auteur est très belle, que le
thème de l'histoire est original et que la passion de
l'auto-stoppeur est pour le moins surprenante... De plus, cette
lecture m'a intriguée et a attisé ma curiosité durant la première
moitié du livre : Pourquoi l’auto stoppeur a t-il été
expulsé de le vie de Sacha? Que s'est il passé?
Mais,
je n'ai pas eu la réponse à mes questions malgré quelques indices
dévoilés et un genre de train-train dans la vie de Sacha, Marie,
Agustín et
l'auto-stoppeur s'est installé. J'ai regretté que l'auteur ne
profite pas de notre curiosité pour nous donner des portraits plus
approfondis de chacun. J'ai eu l'impression de survoler leur vie car
il y avait trop peu de détails qui m'auraient permis de me sentir
immergée dans l'histoire. Par exemple, on ne connaît pas les noms
des villes, ou même le prénom de l'auto-stoppeur.
J'espère
avoir l'occasion de lire d'autres livres de l'auteur afin de ne pas
rester sur cet avis mitigé alors que son écriture est remarquable.
Éditions
Gallimard (l'Arbalète) - Littérature contemporaine - 304 pages





Malgré tout, tu es allé au bout.
RépondreSupprimerJe viens de terminer ce livre qui m'a beaucoup plu et qui restera probablement très longtemps dans mon esprit. Certes, on ne connaît pas le prénom de l'auto-stoppeur. Mais les passagers pris sur la route ne sont-ils pas, par nature, anonymes ? Cela ne m'a pas gênée. Bien sûr, on ne sait pas ce qui a provoqué la rupture entre les deux personnages principaux il y a quelques années. Mais le narrateur le dit lui-même : c'est le passé et peu importe. L'auteur nous laisse imaginer beaucoup de choses et c'est tant mieux. J'ai une seule critique à apporter : un peu trop de descriptions de paysages qui me donnent l'impression d'être des effets de style sans apporter quoi que ce soit à l'intérêt du livre si ce n'est confirmer qu'il a une très belle écriture. Compte tenu du confinement obligatoire, j'ai préféré le déguster à petites doses chaque soir, mais sans jamais m'ennuyer et au contraire, en craignant de quitter ce quatuor très attachant.
RépondreSupprimerRabelette