Résumé de l'éditeur : Un
délicieux roman à déguster sous un parasol ou un grand chêne… Comme
toujours, Frank De Bondt porte un regard cruel et amusé sur les choses
de la vie. Cette fois, c’est le
vieillissement et les désillusions amoureuses d’une génération
d’hommes « toujours jeunes » qui sont l’objet de sa curiosité. Philippe
Langon, cinquante-sept ans, est professeur des
universités et depuis peu essayiste à succès. Sa cible : l’Etat
providence. En tombant amoureux de la belle Léna, qui a l’âge de sa
fille, ce thuriféraire du libre-échange va connaître bien des
tourments, à commencer par ceux des auteurs en mal d’inspiration.
Renvoyé sans ménagement sur le marché des coeurs brisés, après quelques
épisodes savoureux, Langon, entouré des siens, sera
condamné à subir de loin le spectacle émoustillant des jeunes femmes
en liberté. Et à méditer tant sur les dégâts de la soixantaine que sur
la crise du capitalisme financier.
Mon avis
: Attirée par la couverture et le résumé de l'éditeur (que pour une
fois, je vous retranscris tel quel),
je me suis laissée tenter par ce livre, et je dois dire que je n'ai
pas du tout accroché. Avec une telle couverture, je m'attendais à un
roman "de plage", c'est à dire pas prise de tête, et
agréable à lire, et là, je suis tombée sur ce Philippe Langon, que
j'ai trouvé vraiment imbu de sa personne et détestable au possible avec
ses idées préconçues et sa petite vie d'universitaire
sans intérêt. Dommage car le thème de l'histoire me plaisait bien et
ce livre aurait pu être largement mieux si l'auteur avait plus
développé la relation avec la jeune Léna, au lieu de parler des
problèmes politiques de ce pauvre homme dont on n'a rien à faire.
Même Léna elle même trouve qu'il est allé bien trop loin dans ses propos
à la lecture de son dernier livre publié.
De plus, j'ai noté que beaucoup de choses étaient sous entendues et
souvent les chapitres se terminent d'une façon qui oblige le lecteur à
imaginer la suite. L'auteur aurait pu, par exemple nous
raconter le premier week end en amoureux que Philippe et Léna
passent tous les deux. Ce passage me paraissait primordial pour la suite
de l'histoire, mais au lieu de ça, encore une fois, le
chapitre se termine de manière à nous laisser sur notre faim.
En plus, Philippe Langon est macho, raciste (Il ne prend pas de gants pour nous dire que "Le fait que sa fille se fasse sauter par un arabe ne le rend pas fou de joie" . Il y a des
façons plus élégantes de le dire. Il est aussi vaniteux : "Dès lors que les pauvres ont le sort qu’ils méritent puisqu’ils sont les principaux responsables de leur situation, laissons-les
disparaître naturellement."
L'auteur a délibérément voulu nous donner une vison acide de la
crise de la soixantaine que traverse Langon (cf résumé éditeur) mais, je
pense qu' il aurait dû essayer au moins de rendre son
personnage attachant.
Je crois que si je n'avais pas dû donner mon avis sur ce livre dans
le cadre d'un partenariat, je ne me serais pas forcée à le terminer.
Je remercie néanmoins les éditions Buchet - Chastel et Newsbook de
m'avoir offert ce livre.
Éditions Buchet-Chastel - Littérature contemporaine - Drame - 283 pages





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