Mon résumé
: Dans cette biographie, Éric Fottorino nous raconte sa vie avec son
père qui a choisi de mettre fin à ses jours à 70 ans passés. Il revient
sur son enfance
où ce père l'a "adopté" en lui donnant son nom alors qu'il n'avait
qu'une dizaine d'années. Il retrace le portrait de cet homme à qui il
voue un amour sans faille bien qu'il n'ait "pas la
moindre goutte de son sang dans ses veines". Il nous raconte
leurs entraînements et sorties en vélo, sa façon qu'il avait, lui,
kinésithérapeute de soigner ses muscles endoloris par trop de
pédalage. Faisant un parallèle entre sa vie d'enfant et sa vie
actuelle, il se demande ce qui a bien pû pousser Michel Fottorino à
mettre fin à ses jours. Sa mise en faillite personnelle ou la
difficulté qu'il avait de se remettre d'une hémiplégie suite d'un
accident vasculaire?
Mon avis
: Un livre poignant où Éric Fottorino nous raconte son enfance élevé
par une mère-fille. Son père biologique,
d'origine marocaine, s'appelle Maurice Maman et est étudiant en
gynécologie lorsqu'il rencontre sa mère. La famille ultra-catholique de
sa mère, Monique Charbrerie, s'oppose au mariage. Le jeune
Éric est élevé sans son père. Lorsqu'il a 9 ans, sa mère épouse
Michel Fottorino, kinésithérapeute . C'est à ce moment qu'il lui donne son
nom. Ce n'est que des années plus tard, qu'il parviendra à reprendre contact avec son père biologique.
Ce livre est un hommage à son père qui, même s'il ne savait pas le dire, l'aimait très fort comme son propre enfant : "Tu pourras m'appeler papa puisque tu porteras mon nom."
Éric Fottorino nous montre la fierté de son père lorsqu'il gagnait
des courses à vélo, ou, lorsqu'après des études de droit, il est devenu
reporter, chroniqueur, puis directeur de la rédaction en
mars 2006 du journal "Le Monde". (Fonction dont il a été révoqué en Décembre dernier (2010)).
Lors de son "passage à l'acte" le 11 mars 2008, Michel
s'est tiré une balle de carabine dans la bouche à bord de sa voiture et
n'a laissé pour seule explication qu'une lettre envoyée par
La Poste à chacun des ses trois enfants. Lettre dans laquelle les
raisons de son geste ne sont pas clairement expliquées. Viennent alors
de nombreuses questions auxquelles personne ne pourra
répondre : Est-ce à cause de sa mise en faillite personnelle due à
une aversion maladive pour la paperasserie qui faisait qu'il n'ouvrait
jamais son courrier?
Est-ce à cause du fait qu'il se sentait diminué après un accident vasculaire? Ou pour une autre raison?
Le moment le plus émouvant du livre et le plus dur, est à mon sens
le moment ou les trois frères vont récupérer les affaires de leur père
dans la voiture "non nettoyée" à la casse.
Ce livre raconte néanmoins une belle histoire d'amour entre un père et son fils. "Mon père m'a laissé mes mots et la force d'écrire ces pages pour lui dire mon attachement" Une
belle réussite et un bel hommage qui a obtenu le "Grand Prix des Lectrices ELLE 2010, catégorie document.
Je remercie Blog-o-book et les éditions Folio de m'avoir offert ce livre dans le cadre d'un partenariat lecture.
Editions Folio - 167 pages





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