Mon résumé
: David Zinc, un brillant avocat de 31
ans sous pression laisse tomber le très renommé cabinet juridique où
il travaille ainsi que son salaire mirobolant pour se présenter après
une journée hautement éthylique dans un cabinet minable
de quartier Finley & Figg. Ce dernier ne s'occupe que de faits
divers et de divorces. Ses deux avocats Oscar et Wally n'ont même jamais
plaidé devant une cour. Se sentant pousser des ailes
lors de l'arrivée de David, (eux qui ne manquent jamais d'idées pour
s'enrichir plus ou moins légalement) vont décider de porter plainte
contre un grand groupe pharmaceutique, accusant leur
médicament phare de provoquer des crises cardiaques. Seulement, ils
vont vite se rendre compte qu'ils ont mis la charrue avant les boeufs et
n'ont pas de preuve. Alors sous un stress maximal,
Oscar, victime d'une crise cardiaque déclare forfait, Wally,
terrifié disparaît pour se soûler. David se retrouve alors seul pour
plaider sa première grosse affaire...
Mon avis : Je remercie vivement les Éditions Robert Laffont ainsi que Babelio pour m'avoir fait découvrir ce dernier livre de John Grisham dans le cadre de l'opération "masse critique".
Déjà séduite par "La firme" et "L'affaire Pélican" que j'avais lus dans mon adolescence, j'ai vraiment été tentée par ce partenariat pour renouveler l'expérience et, malgré
quelques longueurs, je n'ai pas été déçue.
Le style est clair et sarcastique, l'intrigue simple (peut être même un peu trop) mais j'ai adoré suivre le cheminement d'Oscar Finley et Wally Figg deux avocats
au rabais qui vont se sentir pousser des ailes après l'embauche de David Zinc, un brillant avocat de 31 ans démissionnaire d'un très réputé et très brillant cabinet d'avocats de
Chicago de renommée internationale.
Alors que le minable cabinet Wally & Figg ne s'occupe que de
divorces et de "chiens écrasés" il va alors leur venir l'idée qui
pourrait leur faire amasser un paquet d'argent : Déposer plainte
contre Varrick, un laboratoire pharmaceutique qui a commercialisé le Krayoxx, un anti cholesterol qui pourrait bien favoriser les crises cardiaques. Seulement
nos trois avocats ne disposent d'aucune preuve tangible...
J'ai aimé Wally et Figg ces deux avocats qui ne doutent de rien, se
font de la pub mais ne savent même pas plaider. (ci-dessous le trailer
du livre qui pourrait être une pub pour leur cabinet
juridique). Ils m'ont bien fait rire et j'ai aimé le style
sarcastique de l'auteur quand il parle de ces deux "baltringues". Il ne
mâche pas ses mots qualifiant Wally d'ivrogne. Quant à Oscar, il
se met facilement la pression tout seul mais est tout de même assez
réaliste sur leurs capacités à tous les deux. Il pense que le procès
qu'ils veulent mener contre les laboratoires Varrick est
"un cas qu'aucun avocat ayant un minimum de bon sens ne
défendrait, pas d'experts, pas de preuves et des plaignants cinglés ou
drogués".
Par contre, je n'ai pas trouvé David crédible. Lâcher un cabinet de
renommée pour se retrouver avec ces deux avocaillons, avoir un salaire
divisé par 50 alors que se femme vient de tomber
enceinte, puis se retrouver seul pour plaider, j'avoue que j'ai
beaucoup de mal à y croire... Mais j'admire son courage...
J'ai aussi particulièrement aimé le déroulement du procès. On
apprend par exemple qu'aux États Unis, même pour une affaire qui ne
relève pas des assises, il y a un jury populaire. On apprend
beaucoup d'autres choses sur le déroulement des procès, les façons
de les faire durer le temps d'apporter d'autres preuves par exemple...
Un livre qui a su me captiver du début à la fin grâce à son ton
sarcastique. L'auteur nous embarque dans cette histoire car on voit
qu'il sait de quoi il parle. En effet, il était lui même
avocat.
Extrait
: Le cabinet d'avocats Finley & Figg se considérait comme une
« boutique ». Cette
appellation revenait très souvent dans le courant de la conversation
et apparaissait même sous forme imprimée dans quelques-uns des divers
projets pondus par ses associés pour racoler la
clientèle. Employée à bon escient, elle signifiait que
Finley & Figg se situait un tantinet au-dessus de la moyenne des
établissements à deux balles. Boutique, pour petit,
compétent et pointu dans un domaine spécialisé. Boutique, pour très
cool et très chic jusque dans la « francitude » du mot. Boutique, pour
le suprême bonheur d'être petit, sélectif et
dynamique.
Mis à part la taille, ce n'était rien de tout cela. L'officine
Finley & Figg pistait les dommages corporels, labeur quotidien qui
exigeait peu de compétence ou de créativité et ne
serait jamais considéré comme cool ou glamour. Ses rentrées étaient
aussi insaisissables que son standing. Le cabinet était petit parce
qu'il n'avait pas les moyens de s'agrandir. Il était
sélectif seulement parce que personne ne voulait y travailler, à
commencer par ses deux propriétaires. Même son emplacement évoquait une
morne existence en dernière division du championnat
de baseball. Avec un salon de massage vietnamien à sa gauche et un
atelier de réparation de tondeuses à gazon à sa droite, il était clair
au premier coup d'œil que Finley & Figg
n'était pas dynamique.[...] Finley & Figg n'avait rien
d'un paradis pour secrétaires. La paye était maigre, les clients en
général désagréables, les autres avocats grossiers
au téléphone, les heures longues. Le pire de tout étant les
relations avec les deux associés. [...] La dernière chose dont le cabinet avait besoin, c'était d'une nouvelle
recrue.
Éditions Robert Laffont "Best Sellers" - Thriller - 429 pages




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