Mon résumé
: Nous sommes à Montréal en janvier 1998. La plus grande tempête de
verglas que le pays ait connue fait rage. Un petit garçon de 10 ans
pense que c'est de sa faute et que c'est lui qui a déclenché cette
tempête. En effet, il vient d'apprendre que ses parents veulent se
séparer, et, pour empêcher son père de partir, il demande au
ciel de l'aider. Mais il part quand même. Les tonnes de glace qui
s'abattent sur la ville vont peu à peu priver d'électricité les
habitants d'un coté de sa rue (l'autre coté étant relié à la
maison de retraite, il reste prioritaire). La vie du voisinage va
alors basculer : des voisins qui s'ignoraient jusque là, vont faire
connaissance et vont s'entraider : Julie,
danseuse en mal d’amour, accueille chez elle Boris, scientifique
égocentrique, qui ne vit que pour ses expériences sur les poissons ;
Michel
et Simon, les deux « frères » si discrets, qu’on ne voit jamais
ensemble, ouvrent leur porte à Alexis, leur voisin homophobe. Le grand
gel va progressivement changer la vie des habitants de cette
rue... pour le meilleur.
Mon avis
: Ce titre est le premier livre de Pierre Szalowski
(auteur canadien) et c'est la vraie petite bouffée d'oxygène de la
rentrée littéraire 2010. D'abord peu convaincue par le titre et la
couverture, c'est en lisant la quatrième de couv' que je me
suis laissée tenter par l'emprunt de ce livre, et, je dois dire que
je n'ai pas été déçue!
En fait,
par ce titre, l'auteur parle évidemment de Boris et de sa thèse sur les
poissons, mais surtout, du fait qu'un événement rare
ou imprévisible peut totalement changer les comportements des
gens...
J'ai particulièrement apprécié la naïveté et la fraîcheur du petit garçon (dont on ne saura jamais le nom).
On découvre au fil des pages la personnalité de chaque personnage, et, certains vont même au delà de leurs a priori
comme
Alexis l'homophobe, qui va découvrir que le couple qui l'héberge
n'est pas une fraterie mais bien un couple d'homosexuels...Julie, qui va
renoncer à son travail au Paradisio pour se consacrer à
Boris. Boris, particulièrement attachant qui porte une attention
sans limite à ses poissons et à l'eau de son aquarium qu'il doit
constamment laisser à 32 degrés pour sa thèse sur les
noeuds.
Comme Boris, tous les habitants de ce quartier vont se rendre compte que le froid rapproche les gens.
J'ai noté aussi beaucoup d'expressions québécoises (souvent rigolotes par l'image qu'elles induisent chez nous les
français)
un premier roman passionnant à lire bien au chaud....





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